Bonjour Laos
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Apres un mois de Birmanie, le Laos se presente a nos deux pieds-nickeles. La decouverte aura-t'elle les memes saveurs ?

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        Bye bye Laos

         

        Samedi 5 avril

        Pakse-Siem Rep

         

        Bye bye Laos

         

        Dans quelques heures nous quitterons l’ancien royaume des mille élephants. Le Laos a de multiples visages.

         

        Dans le nord, il nous a ouvert quelques portes sur ses aspects les plus secrets. La rivière Nam Ou, surgie de Chine, nous a ensuite portés vers ce Laos du sud, plus moderne, plus fréquenté par les touristes européens ou asiatiques.

        Après ces trois semaines consacrées au pays le moins peuplé d’Asie, nous partons vers une decouverte plus rapide d’un pays lui aussi marqué par un passé douloureux : le Cambodge.

        Rendez-vous sur notre nouveau blog consacré au Cambodge à l’adresse : cambodge73-uniterre.com



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        Publié à 10:01, le 5/04/2008, Paksé
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        A moto dans les Bolovens

         

        Jeudi 3 avril

        Pakse-Tad Lo-Pakse

         

        A moto dans les Bolovens

         

        Le plateau fertile des Bolovens était inexploité avant que les colons francais ne viennent y cultiver du café, du caoutchouc et des bananiers, au début du XX ème siecle.

        Les colons sont partis, les différents groupes ethniques du plateau des Bolovens exploitent désormais les plantations.

         

        Aujourd’hui comme hier, la pluie ne nous a pas épargnés mais les arrêts qu’elle nous impose sont l’occasion de rencontres avec les habitants.



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        Publié à 09:31, le 3/04/2008, Paksé
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        Babar, la force tranquille

         

        Lundi 31 mars

        Luang Prabang-Pakse

         

        Babar, la force tranquille

         

         

        C’est un des bonheurs des routards qui parcourent l’Asie que de se voir offrir la palette la plus large en matière de transport collectif.

        Hier, c’était une moto à trois roues qui nous conduisait à l’aéroport de Luang Prabang puis c’est une camionnette chargée jusqu’à la gueule de caisses de bière qui nous emmenait, après une courte traversée du Mékong, à notre halte du soir.

        Ce matin, dès 5 h 30, nos deux vélos de location nous transportaient vers le Wat Phu, un temple de la période Kmer-adossé à la montagne-. Dans la foulée, nous nous sommes retrouvés chacun à l’arrière d’une moto pour 40 km de route et de piste. Direction Ban Khiet Ngon.

        A trois mètres de hauteur, on jette un autre regard sur le monde.

         

        Le pachyderme a la marche lente et paisible. Il en va ainsi du peuple laotien dont l’histoire s’est écrite à l’ombre du royaume du Siam et dont la destinée ne s’écrira pas hors des ambitions économiques de ses voisins.

        Notre élephant n’a que faire du contexte géopolitique de la région. Il pose un pied, puis l’autre, comme il le ferait dans un magasin de porcelaines et transporte sans les chahuter les deux “falangs” qui ont pris place sur son dos.

        Il assure la ventilation des passagers en battant des oreilles et leur refroidissement par quelques coups de trompe bien ciblés !

        Ce soir 1er avril, le miracle n’a pas eu lieu. A la pétanque, Laurent s’est incliné d’un petit point. L’argent a changé de mains. 20 000 kips, le prix de deux bières !

         



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        Publié à 08:31, le 31/03/2008, Paksé
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        Tu tires ou tu pointes ?

         

        Dimanche 30 mars

        Luang Prabang

         

        Tu tires ou tu pointes ?

         

         

        Laurent est en première ligne, c’est lui qui pointe. Daniel est au tir. 3-0 après le premier jet de but et deux carreaux de Daniel. La partie est bien engagée pour les Francais qui affrontent la meilleure doublette du village des potiers de Bane Tiane sur la rive droite du Mékong, face à Luang Prabang. 5000 kips, c’est l’enjeu de cette partie de pétanque qui a attiré beaucoup de monde autour du terrain aménagé au coeur du village.

         

        A 11-8 en leur défaveur, les deux francais ont perdu de leur superbe.

         

        France 9- Laos 13, les Francais s’inclinent, on serre les mains, on échange les billets et les sourires.

        La nuit approche.

         

        C’est l’un de nos adversaires qui conduira la pirogue pour nous faire retraverser le Mékong.



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        Publié à 04:18, le 30/03/2008, Luang Prabang
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        Cap au Sud

         

        Vendredi 28 mars

        Muang Ngoi-Luang Prabang

         

        Cap au Sud

        En changeant de latitude, nous abordons une nouvelle étape dans notre découverte du Laos.

        En choisissant d’entrer par le nord du pays, nous avons privilégié l’immersion dans les ethnies qui peuplent les montagnes. La rivière Nam Ou que nous n’avons pas quitté depuis une semaine a été le fil directeur et c’est encore elle qui nous mené aujourd’hui vers Luang Prabang, l’ancienne capitale du royaume du Laos.

        Classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, la ville bénéficie de financements pour préserver et rénover son centre historique ainsi que son environnement.

        Facilement accessible depuis Vientiane, la capitale, Luang Prabang a su afficher ses atouts pour attirer la clientele touristique.

         

        Lundi nous prenons l'avion pour Pakse. Plus au Sud.

         



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        Publié à 09:39, le 28/03/2008, Luang Prabang
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        Muang Ngoi, un petit Paradis

         

        Mercredi 26 mars

        Muang Khua-Muang Ngoi

         

        Muang Ngoi, un petit Paradis

         

        Les brumes du matin s’accrochent aux reliefs fantomatiques qui bordent le paysage. Il a plu cette nuit à Muang Ngoi.

        Les bateaux à longues queues projettent leurs fines silhouettes dans les eaux claires de la Nam Ou. Quelques pêcheurs attardés offrent leur cueillette de la nuit aux propriétaires des guesthouses.

         

        Muang Ngoi est un petit Paradis. On y vient en bateau ou à pied depuis Muang Kieuw et on se laisse envoûter par la douceur des lieux.

         

        Bien sûr, vous n’êtes pas seul, le Paradis aussi est peuple d’hommes en partance. Ici, on vient, on savoure et l’on s’en va.



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        Publié à 09:13, le 26/03/2008, Muang Ngoy
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        Chez les Akhas de Nam Pan Zang Kou

         

        Mardi 25 mars

        Muang Khua

         

        Chez les Akhas de Nam Pan Zang Kou

         

         

        Quatre heures que nous descendons la rivière Nam Ou dans cette frêle embarcation chahutée dans les rapides. La Nam Ou prend sa source en Chine et traverse le territoire de l’ethnie Akha. Les Akhas, nous les avons rencontrés chez eux dans le petit village de Nam Pan Zang Kou. Deux heures de bus sur une méchante piste, une heure de pirogue pour remonter la Nam Ou depuis Hatsa et cinq heures de marche.

        A cette distance de la ville, les Akhas sont évidemment condamnés a l’autarcie. Une clairière dans la forêt, des terrasses de riz en contrebas, des espaces cultivés à une heure de marche et le bétail composé de buffles, vaches, cochons et volailles.

         

         

        Toilette à la cuvette et commissions dans la forêt pour les habitants du village comme pour les deux francais héberges ce soir au village.

        Les femmes Akhas portent leur costume traditionnel, tissés et teints à l’indigo, finement brodés et ornés de pièces de monnaie.

         

        Lao lao, c’est le signe du ralliement. Il faut passer à table. Le repas se terminera autour d’une pipe d’opium. Pour nos hôtes, bien entendu !

         

        Dans deux heures, nous poserons pied à l’embarcadère de Muang Khua.

         



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        Publié à 08:37, le 25/03/2008,
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        Phongsaly, c’est juste une aventure

         

        Samedi 12 mars

        Oudom Xai-Phongsaly

         

        Phongsaly, c’est juste une aventure

         

         

        Rejoindre Phongsaly depuis Oudom Xai, le guide du routard parle d’une aventure. Il y a un peu de ça.

        Apres 10 heures de bus, les mines de nos compagnons de voyage sont un peu défraichies. Les nôtres aussi. La poussière de la piste partira au prochain lavage. Resteront les images collectées en chemin, les grandes taches noir cendre que la forêt a concédées aux hommes-la culture sur brulis assure aux habitants de maigres moyens de subsister-, le gamin cul et pieds nus qui court devant le car, les femmes en costume traditionnel venues vendre au bord de la route les jeunes pousses de bamboo, fraiches du matin.

        Phongsaly n’est pas le bout du monde, Phongsaly c’est juste une aventure, aux marches de la Chine.

        La ville a des couleurs de Chine, elle a aussi ses peurs.

        Le Grand Dragon est tapi dans l’ombre au delà des montagnes qui ceinturent la ville.

        On sent la terre vibrer lorsqu’il pose ses grands pieds sur ses terres du Yunnam voisin.

        On dit aussi que c’est son souffle qui, lorsque le jour s’en va, fait trembler les feuilles des grands arbres de la forêt de Phongsaly.



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        Publié à 03:13, le 22/03/2008, Khouèng Phôngsali
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        Savoir faire et savoir etre

         

        Vendredi 21 mars

        Oudom Xai

         

        Savoir faire et savoir être

         

        Dans le nord du Laos, ou la voiture individuelle est rare les offres en transport collectif permettent seules le déplacement des locaux et de quelques touristes. Le bus est un moyen de transport, il peut être aussi accessoirement un lieu d'observation des comportements sociaux.

        Lors de son installation dans le véhicule,le touriste européen développe souvent une sratégie d anticipation. Il exhibe son ticket et le numéro de son siège, il affirme son droit à l’espace en marquant son territoire dont il défendra lintégrité lorsque le véhicule se remplira au gré des arrêts. A grand renfort de gestes, il explique à qui veut l’entendre que ses jambes sont plus longues, que la base de son tronc est plus large. Et qu'il a payé sa place.

        Le Lao, lui, n`a pas de stratégie perceptible. L’arrivée d’un nouveau voyageur n’est jamais source d’inquiétude, ni occasion de conflit. On se pousse un peu, on se tasse, on accepte volontiers que son espace personnel se réduise avec l’arrivée d’une famille et de ses bagages, sacs de riz ou de poissons sèchés, paniers remplis de pousses de bambou ou de volatiles. Le Lao acceptera encore sans sourciller de se tasser au prochain arrêt et la perspective d’une fin de voyage inconfortable. Lorsque l’etranger, estimant son espace vital menacé, aura eu la faiblesse de s’emporter, le Lao, comme son frère birman, lui sourira. Il ne marquera pas son étonnement devant l’outrecuidance de l’etranger et son mepris de l’intérêt collectif. Il sourira.

        Dans ce bus qui s’approche du terme de notre voyage, a Oudom Xai, dix personnes sont confinées dans l’habitacle, au voisinage immédiat du chauffeur. Tout est paisible, les plus jeunes tiennent en main le sac plastique qui accompagne souvent les Lao lorsque la route est devenue sinueuse. Un jeune touriste néerlandais s’emeut de ces arrêts fréquents dans la proche banlieue d’Oudom Xai. La gare routière est en vue. Ouf !

        Demain, nous montons vers le nord. 10 heures de bus vers Phongsaly.



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        Publié à 11:33, le 21/03/2008,
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        Du producteur au consommateur


        Jeudi 20 mars

        Louang Namtha

        Du producteur au consommateur

        La vie de routard est faite de rencontres. Ce matin nous discutons avec deux francais des Alpes Maritimes et nous évoquons les dangers de la circulation en moto sur les routes du Laos. Lui est en attente d’un rapatriement sanitaire et elle, a le genou tuméfié.

        D’autres informations nous confirment que Muang Sing n’est pas forcément un bon plan. Nous décidons donc de troquer notre journée moto contre une journée repos.

        A 1 euro le VTT pour la journée, pas d’hésitation. C’est parti !

         

         

        60 km plus tard, nous sommes de retour en ville et devant notre poste internet pour vous envoyer en direct, nos photos de la journée.

         



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        Publié à 09:07, le 20/03/2008, Muang Louang Namtha
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        Gutta percha, banco

         

        Mercredi 19 mars

        Nam Kone-Shop Tud

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        Gutta percha, banco

         

         

        Après quelques poignées de mains, nous quittons Nam Kone, ce village de l’ethnie Lanten qui nous a gentiment accueillis.

        Quelques heures de jungle plus loin, nous avons vue sur les grandes plantations d’hévéas qui ornent les collines. Ici ce sont les Chinois qui ont obtenu les concessions pour exploiter l’arbre producteur de la précieuse résine pour la fabrication du latex.

        Autrefois, quelques familles francaises ont fait fortune sur ces terres d’Indochine. A leur manière, les Chinois colonisent le Laos. Ils ont financé et construit pour partie la route de 240 km qui relie la Thailande, depuis Houay Xai, à la Chine.

        Les Chinois aiment les jeu d’argent, c’est connu et l’immense casino en construction aux portes de la Thailande, à 3 heures de route de la Chine, sera leur nouveau terrain de jeu.

         

        Les Laos regarderont passer les voitures et rembourseront aux banques thais les intérêts d’emprunts.



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        Publié à 04:32, le 19/03/2008, Muang Louang Namtha
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        Missing Daughter

         

        Mardi 18 mars

        Sam Yorl Kao-Nam Kone

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        Missing Daughter

         

         

        Autour d’une bouteille de lao-lao, l’alcool local, nous devisons alors que s’endort le village de Nam Kone, deuxieme étape de notre trek laotien. Notre présence ne passe pas inapercue et ce soir une femme du village est venue confier son désespoir à notre jeune guide Hmong. La photo d’identité qu’elle serre dans sa main est celle de sa fille dont elle est sans nouvelle depuis plus de 3 mois. A 17 ans, sa fille a rejoint la ville de Luang Nam Tha, elle y a été vue offrant son corps dans les hotels ou tripots de la ville. Elle y aura trouvé a coup sur un protecteur laotien, en quête d’argent facile. C’est parfois le destin des jolies filles des villages du Nord-Laos, piégées par l’attrait d’un travail en ville et par la cupidité de Laotiens peu scrupuleux. A la filière thailandaise vers Bangkok s’est ajouté la filière chinoise. Et cette mère en pleurs, nous dit toute sa crainte de ne plus revoir sa fille.

        Elle est venue supplier notre guide Tuly d’engager des recherches pour retrouver la piste de sa fille. Tuly se montre peu sensible à cette demande. Il en sourit, se dit un instant qu’elle pourrait devenir sa femme s’il la retrouvait.

        Tuly a aussi son histoire. Sa femme a 17 ans, elle lui a donné deux enfants. Elle n’avait que 12 ans lorsqu’ils se sont mariés mais Tuly souhaite désormais divorcer.

        “J’ai rencontre une autre femme plus riche, qui a un télephone mobile, un Pajero et une belle maison". C’est avec cette femme riche, divorcée d’un premier mari tombé dans l’héroine, que Tuly veut dessiner sa vie.

         

        “J’ai un ami, Hmong comme moi, mais d’origine chinoise, qui est venu s’installer dans ma ville après son mariage. Ils ont eu deux filles. Mon ami a emmené une de ses deux filles en Chine ou elle a été vendue” nous confie Tuly, avec un large sourire.

        Retrouvé par la police et juge coupable, son ami est désormais a la prison de Oudom Xai.

         

        Notre discussion s’achève a la lueur d’une bougie vacillante. Une mère s’en retourne avec ses tourments vers sa maison de bois.

         

         



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        Publié à 09:02, le 18/03/2008,
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        Belle de simplicite

         

        Lundi 17 mars

        Luang Nham Tha-Sam Yorl Kao

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        Belle de simplicité

         

         

        La pente est raide vers le village de Sam Yorl Kao et la pluie a rendu le sentier glissant. Un premier repas est rapidement avalé en chemin, riz gluant et pousses de bambou. Ce soir nous ferons bombance il y aura du choux en plus. Ici dans notre village d’accueil, la vie est simple. Près de la source deux jeunes filles complices s’amusent de l’etranger, deux jeunes coqs se mesurent à coups d’ergots, les truies fouillent le sol de leurs groins, poules coqs et poussins n’ont cure de la grippe aviaire, des garcons reviennent de l’école et s’essaient au lance pierre.

        La vie est belle de simplicité a Sam Yorl Kao.

         

        Loin du monde, le village s’endort.



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        Publié à 08:58, le 17/03/2008,
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        On est millionnaires

         

        Dimanche 16 mars

        On est millionnaires

        C'est presque magique. On entre à la banque, on donne deux cents euros à l'agent de change et on se retrouve millionnaires avec plus de 2 600 000 kips. Des biftons plein les poches.

         

        Certes pour une bouteille d'eau (Daniel) il en coûte 4 000 kips et pour une bouteille de biere (Laurent) 10 000 kips. La chambre que nous occuperons ce soir avec 2 lits, séparés nous coutera 40 000 kips. 40 000 kips c'est aussi ce que nous a réclamé un laotien pourtant bien intentionné au départ pour nous avoir pris en stop sur le plateau arrière de sa Toyota, sur 55 km.

        Nous sommes donc à Luang Nam Tha et demain à 9 heures (les Laotiens sont moins matinaux que les Birmans) nous attaquons un nouveau trek de 3 jours avec une première nuit à plus de 2 000 m.

        Dans quelques jours vous devriez donc avoir sous vos yeux des clichés des ethnies du Nord Laos.



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        Publié à 12:58, le 16/03/2008, Muang Louang Namtha
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