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Apres un mois de Birmanie, le Laos se presente a nos deux pieds-nickeles. La decouverte aura-t'elle les memes saveurs ?

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        Savoir faire et savoir etre

         

        Vendredi 21 mars

        Oudom Xai

         

        Savoir faire et savoir être

         

        Dans le nord du Laos, ou la voiture individuelle est rare les offres en transport collectif permettent seules le déplacement des locaux et de quelques touristes. Le bus est un moyen de transport, il peut être aussi accessoirement un lieu d'observation des comportements sociaux.

        Lors de son installation dans le véhicule,le touriste européen développe souvent une sratégie d anticipation. Il exhibe son ticket et le numéro de son siège, il affirme son droit à l’espace en marquant son territoire dont il défendra lintégrité lorsque le véhicule se remplira au gré des arrêts. A grand renfort de gestes, il explique à qui veut l’entendre que ses jambes sont plus longues, que la base de son tronc est plus large. Et qu'il a payé sa place.

        Le Lao, lui, n`a pas de stratégie perceptible. L’arrivée d’un nouveau voyageur n’est jamais source d’inquiétude, ni occasion de conflit. On se pousse un peu, on se tasse, on accepte volontiers que son espace personnel se réduise avec l’arrivée d’une famille et de ses bagages, sacs de riz ou de poissons sèchés, paniers remplis de pousses de bambou ou de volatiles. Le Lao acceptera encore sans sourciller de se tasser au prochain arrêt et la perspective d’une fin de voyage inconfortable. Lorsque l’etranger, estimant son espace vital menacé, aura eu la faiblesse de s’emporter, le Lao, comme son frère birman, lui sourira. Il ne marquera pas son étonnement devant l’outrecuidance de l’etranger et son mepris de l’intérêt collectif. Il sourira.

        Dans ce bus qui s’approche du terme de notre voyage, a Oudom Xai, dix personnes sont confinées dans l’habitacle, au voisinage immédiat du chauffeur. Tout est paisible, les plus jeunes tiennent en main le sac plastique qui accompagne souvent les Lao lorsque la route est devenue sinueuse. Un jeune touriste néerlandais s’emeut de ces arrêts fréquents dans la proche banlieue d’Oudom Xai. La gare routière est en vue. Ouf !

        Demain, nous montons vers le nord. 10 heures de bus vers Phongsaly.


        Publié à 11:33, le 21/03/2008,
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